mercredi 25 mai 2011

Écouter André Mathieu


 

mercredi 16 février 2011

Écouter André Mathieu

jeudi 20 janvier 2011

Mathieu,Trio & Quintette

« La musique est une adorable et puissante maîtresse. Ses amants sont nombreux et elle récompense toujours ceux qui l’ont bien servie et aimée. C’est ce qui fait leur immortalité. »
(André Mathieu, 18 juin 1953)

Ritz Carlton, 7 décembre 1950. Plus de 15 ans après le premier récital qui devait bouleverser à jamais la vie d’André Mathieu, le « Mozart canadien » retrouve son public. Le programme est chargé : sa Sonate pour violon, les Quatre Mélodies sur des textes de Verlaine (chantées par Jean-Paul Jeannotte), une réduction pour piano de son Quatrième Concerto et la création de son Trio. Pour les critiques présents, aucun doute possible : à 21 ans, André Mathieu est devenu un compositeur en pleine possession de ses moyens. « Ce qui surprend et réjouit intérieurement dans les procédés de composition d’André Mathieu, c’est qu’il ne troque pas la musique pour de la mathématique, il n’exploite pas le système décadent actuel, il ne se complaît point aux insolences mélodiques ni aux rythmes abracadabrants, écrit Eugène Lapierre dans Le Devoir du 11 décembre 1950. Quelles que soient ses audaces, on écoute de la musique. […] D’autre part, sa musique est essentiellement symphonique… tout chez lui est clarté, clarté de rythme, clarté d’harmonie, mélodie simple et souple d’un souffle surprenant. Cela lui vient sans doute de ses qualités de virtuose, car il semble toujours emporté par un besoin de mouvement et de timbres où se décèle le compositeur-né. »

vendredi 17 décembre 2010

André Mathieu (lui-même) - Été Canadien

André Mathieu joue André Mathieu - Des trésors révélés

Faire l’écoute de cet album, pour un amateur de l’œuvre de Mathieu et de Mathieu lui-même, c’est un peu comme, pour un élève de Claude Lévi-Strauss, d’assister à une séance de fouilles archéologiques en compagnie du maître : on a l’impression de toucher au divin.

Bien sûr les enregistrements des interprétations de cet immense pianiste sont rares. Rares à ce point que monsieur Nicholson a jugé bon, et pour cause, d’inclure dans cet album quatre pièces provenant d’un disque de cire, in-extremis sauvé des avanies que lui a fait subir… un calorifère. Comme on dit : ça «griche», mais on a tellement l’impression d’y être!

De la même manière, on apprécie d’entendre, en préambule et en conclusion d’une diffusion radio du «Concerto de Québec», pour nos cousins d’outre-mer, les paroles de Gérard Arthur, présentateur très radio-canadien, s’il en est.

Tout ça semble relever de la confidence, du secret d’initié. Et c’est vrai qu’André Mathieu est devenu rapidement et demeuré beaucoup trop longtemps, un secret. Les dévoiler, lui et son œuvre, au grand public, c’est faire œuvre de justice, une justice nécessaire.

L’interprétation, dans tout ça? Inspirée, intense, naturelle, envoûtante. André Mathieu était peut-être un être sombre, voire torturé. Mais pas sa musique, ni sa façon renversante de posséder le clavier, d’en tirer un orchestre entier! List et Prokofiev, voici deux grands de qui André Mathieu est certainement le digne héritier ...